L’ AMEB a fait vibrer le Campus Social de l’UCAD

L’Amicale des étudiants balantes (AMEB) a organisé ses journées culturelles les 18 et 19 juillet 2025 à l’université Cheikh‑Anta‑Diop de Dakar (UCAD), sous le parrainage de M. Siaka Mane, homme politique de Djibanar, M. Ousmane Mane de Birkama, professeur de droit à l’UCAD, et M. Abdoulaye Biaye, adjoint au maire de la commune de Grand‑Yoff à Dakar. Cette manifestation culturelle, dont le thème était : « Le rôle de l’étudiant balante dans la préservation de son identité culturelle », a été animée par le doctorant en anthropologie (sociologie) Nouma Mane, professeur à l’université Assane Seck de Ziguinchor. Ces journées s’inscrivent dans une logique de communion entre les étudiants de cette communauté, mais surtout dans une perspective de revalorisation du patrimoine culturel balante.
Pour rappel, l’AMEB a été créée le 9 mars 1986 à l’UCAD. Elle a pour vocation de réunir les étudiants balantes, de renforcer les liens de parenté, d’amitié et de solidarité entre eux, mais aussi de préserver et d’exposer la culture et la langue balante dans le monde. Depuis sa création jusqu’à nos jours, l’Amicale a toujours porté ce combat, et plusieurs générations d’étudiants balantes se sont succédé à l’université et ont œuvré en ce sens. Des journées d’intégration pour accueillir les nouveaux étudiants, des distributions de tickets aux étudiants non boursiers, et des tournois de football entre les Balantes de Dakar sont organisés chaque année par l’Amicale. Pendant les vacances, les membres se rendent sur le terrain pour organiser des journées culturelles dans les villages balantes, dispensent des cours de vacances, sensibilisent les élèves à l’importance des études et aux enjeux du siècle. En début d’année universitaire, ils accueillent, orientent et accompagnent les nouveaux bacheliers.
La jeune génération, déjà sur la voie du bon chemin, doit redoubler d’efforts pour préserver ce legs qui fait aujourd’hui la fierté de toute la communauté et confier, dans la mesure du possible, de nouveaux rôles à cette Amicale. Aucune génération ne doit faire moins que ses prédécesseurs ; celle qui baisserait les bras et laisserait disparaître ce patrimoine manquerait gravement à l’une de ses missions principales.
Édité par M. Youssouph Sadio, professeur d’anglais au lycée de Ndiaganiao,
Chercheur en Culture alante