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La filière d’anacarde, la baraka qui hante

La filière d’anacarde, la baraka qui hante

La Casamance notamment le Balantacounda, une ère géographique qui se situe dans le département de Goudomp est en pleine traite des noix d’anacarde. Pour rappel, la culture de l’anacarde avait commencé à prendre de l’envol dans le terroir au début des années 2000. Le vol de bétail accentué par la crise casamançaise qui s’était intensifiée dans la zone pendant ces années a accéléré le processus de mutation de cultures vivrières aux cultures commerciales basées essentiellement sur l’anacarde.

En fait, les paysans pratiquaient les cultures du mil, du riz, du maïs, de l’arachide, du sorgho et fertilisaient leurs champs avec du fumier. A la fin des années 90, le vol de bétail avait pris un tournant démesuré. Tous les bœufs qui étaient dans les villages de la zone étaient sans exception ratissés par les brigands. N’ayant plus de possibilité de fertiliser leurs champs, les populations avaient trouvé une solution transitoire en plantant des anacardiers dans tous les espaces arables. Ceci a entrainé quelques années après l’essor de la filière anacarde dans le terroir, qui est devenue aujourd’hui la principale activité économique de la zone.

Chaque année, entre Mars, Avril, Mai et Juin, cette filière devient l’attraction de toute la population qui ne compte que sur les rendements obtenus pendant cette période pour nourrir leurs familles pendant toute l’année. Toutefois, ces braves agriculteurs rencontrent d’énormes difficultés liées notamment à l’écoulement de ce produit. Souvent délaissés par l’État, le bradage des noix devient leur seule solution à chaque fin de saison. C’est pourquoi, cette année, ils interpellent foncièrement les nouvelles autorités afin de trouver une solution définitive à cette situation.

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